[RP] L'ami Molette est un faux mage

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

[RP] L'ami Molette est un faux mage

Message par Kalirr le Sam 5 Nov - 17:11


***
Partie I - Avant que le Bleu la cueille, poussait une Belle des champs


Partie II - L'ami Molette est un faux mage


Partie III - Rira bien qui rira le dernier


Partie IV - Toute peine mérite salaire

***

avatar
Kalirr
8♣
8♣

Messages : 103
Date d'inscription : 15/08/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: [RP] L'ami Molette est un faux mage

Message par Kalirr le Sam 5 Nov - 18:03

PARTIE I - Avant que le Bleu la cueille, poussait une Belle des champs



30 octolliard 646, fin de matinée.


Il était assis dans le petit salon de cette maison bontarienne. Sous lui, la banquette verte était en parfaite harmonie avec les plantes environnantes, ainsi qu’avec les rideaux qui pendaient le long des larges fenêtres, qui faisaient entrer dans la pièce une lumière presque aveuglante. Après plusieurs minutes, un majordome dont les cheveux s’étaient visiblement absentés pour ne plus jamais revenir, pria l’homme de le suivre jusqu’à la bibliothèque. Arrivé devant une grande porte en bois capitonnée de velours, le serviteur poussa un battant, invita le visiteur à entrer et l’annonça d’une voix forte et cérémonieuse : « Maître Kalirr, respectable marchand de la cité d’Astrub ».  L’homme nommé entra dans la pièce qui sentait le parchemin poussiéreux et l’encre de qualité et s’arrêta à une distance respectable de la femme qui se tenait devant lui. La noble dame aux cheveux vert et abondant renvoya le laquais d’un revers de la main et observa son invité.

« Kalirr, mon amour ! Comme tu as changé. », commença-t-elle d’une voix mélodieuse.

Effectivement, il avait changé. La dernière fois qu’ils s’étaient vu, ils n’avaient que quatorze ans tous les deux. Maintenant, ils en avaient vingt-deux. Kalirr avait troqué ses jolis petits vêtements d’enfant pour un pourpoint et un manteau bleu comme la nuit. Il tenait entre ses mains un petit chapeau, bleu lui aussi, ornée d’une plume de Truchmuche. Une fine barbe colorait légèrement ses joues et de ses cheveux en bataille dépassait deux petites cornes, caractéristique principale de tous les disciples d’Osamodas.

« Toi tu es toujours aussi ravissante, Ydoline », la complimenta-t-il.

Et ravissante, elle l’était. Sa peau mate, brunie par le soleil était en accord parfait avec le vert de ses yeux, délicatement mis en valeur par un trait de mascara. Ses cheveux, de la même couleur que ses yeux étaient soigneusement peignés et retenus en arrière par une fleur d’orchidée. Elle portait une longue robe blanche en lin et avait pour ceinture et pour collier, un assortiment végétal de lierre et de roseau.

Ils s’assirent tous les deux dans les grands fauteuils de la bibliothèque et entamèrent la conversation comme deux vieux amis cherchant à rattraper le temps perdu. Elle parla de la fin de ses études, de son mariage et de ses activités de romancière. Kalirr, lui, évoqua le temps où il quittait Bonta pour Astrub, de son emménagement là-bas et de son commerce de bois dans la grande compagnie de l’Ohainef, sous la direction du maître de guilde Vil Bouleau. Tout ceci était bien évidemment faux, mais il ne voulait pas dire à sa charmante interlocutrice qu’il avait fui la Cité Blanche pour des raisons de survie, ni même qu’il était à présent un intraitable homme d’affaire au sein de la Main du Valet Noir, une organisation souterraine et hors-la-loi. Après quelques bons souvenirs et une ou deux plaisanteries, la question que Kalirr attendait fut posée.

« Et donc, Kalirr, as-tu fais tout ce chemin pour que nous nous rappelions ensemble du passé ? » demanda-t-elle franchement.

Il était incontestable que la réponse fut non. Le but de Kalirr était clair et comme toujours, bien définit à l’avance. Il s’était rendu compte ces dernières semaines, qu’un mage de talent pourrait-être d’une grande utilité pour un homme comme lui. En effet, dans son milieu, on a toujours affaire à des gens loufoques vous apportant des choses magiques. Que ce soit un masque aux propriétés étranges, un problème de runes pour animer une goule ou toute autre activité mystique. Des mages pour résoudre ce genre de problème, il en connaissait, mais il voulait-être sûr d’en avoir toujours un à disposition. C’était cela la raison de sa venue.

« Je suis à la recherche de Molette. Tu te souviens de lui ? C’était l’apprenti du magicien qui jouait souvent avec nous. J’ai appris qu’il avait quitté Bonta mais je ne sais pas où je peux le trouver. », répondit Kalirr après qu’un silence de quelques seconde se soit installé.

« On t’a mal informé, mon cher. Il vit toujours dans la Cité. Cela dit, il y a bien longtemps qu’il a quitté le quartier des Alchimistes. Il vit dans un petit taudis insalubre du quartier des Bricoleurs. Je ne sais pas ce que tu lui veux, mais il a mal tourné, crois-moi. »  

Après quelques minutes de conversation, Kalirr remit son chapeau bleu qui vint masquer ses cornes et pris congés de son amie d’enfance retrouvée. Il avait maintenant assez d’informations pour rencontrer Molette. Le fait que ce dernier soit sans le sous rassurait le disciple d’Osamodas, il serait ainsi plus facile de le convaincre de travailler pour lui. En cette fin de matinée, Kalirr partit donc d’un pas sûr et confiant vers le quartier des Bricoleurs.


Dernière édition par Kalirr le Ven 18 Nov - 22:09, édité 1 fois (Raison : Mise en page)
avatar
Kalirr
8♣
8♣

Messages : 103
Date d'inscription : 15/08/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: [RP] L'ami Molette est un faux mage

Message par Kalirr le Dim 13 Nov - 0:49

Partie II – L’ami Molette est un faux mage


30 octolliard 646, après-midi.


La porte en bois dont les gonds menaçaient de se dévisser, s’ouvrit dans un long grincement. De chaque côté du chambranle se tenait un homme. Du côté extérieur, un disciple d’Osamodas au pourpoint bleu et au chapeau à plume, il s’appelait Kalirr. Du côté intérieur, un autre homme, la vingtaine, la barbe mal taillée et les cheveux négligés, il s’appelait Molette. Il reconnut immédiatement le visage de Kalirr et l’invita à entrer.


L’intérieur de la bâtisse était semblable à la porte. Tout était sale, poussiéreux et sur le point de s’effondrer. Les deux hommes s’installèrent autour d’une table en bois de frêne dont la solidité était douteuse. La chaise que Kalirr avait choisi était bancale et craquait à chaque fois qu’il changeait de position. Il prit la parole en premier, et contrairement à son habitude, il parla franchement, sans aucune introduction et sans même avoir préparé le terrain.


« J’ai besoin d’un mage disponible pour des activités illégales. Je paye bien et j’offre deux semaines de vacances par an. », dit le disciple du Trèfle sur un ton sec et froid.


Un long silence s’installa. Sans dire un mot, Molette se leva, griffonna quelque chose sur un morceau de papier qu’il attacha à la patte d’un tofu qui s’envola par la fenêtre.


« Je viens d’annuler mon rendez-vous. Bien sûr que j’accepte, mais je veux négocier le prix. », répondit le magicien en rompant le silence.


Les négociations commencèrent et elles furent longues. A chaque fois que Kalirr croyait arriver sur un accord, Molette changeait brusquement d’avis allongeant encore la durée du marchandage. Au bout d’une bonne demi-heure, Kalirr commençait à ne plus maîtriser correctement la colère qui montait en lui.


« Si tu ne veux pas du poste, dis-le au lieu que je perde mon temps. »

« Je n’en veux pas. En vérité je ne suis pas magicien et je ne l’ai jamais été. Mon mentor Suilvain Mirrouve m’a répudié après deux ans d’étude. Je ne sais même pas à quoi ressemble une rune. », lui confessa Molette un léger sourire aux lèvres.

« Peux-tu m’expliquer pourquoi nous discutons depuis tout à l’heure alors ? »

Au moment où il sentit le violent coup de matraque sur sa nuque, il comprit pourquoi Molette l’avait retenu aussi longtemps. Il fallait du temps à ses complices pour arriver. Cependant, il se demanda ce qu’on lui voulait. Kalirr n’eut pas le temps de répondre à cette question, sa tête avait heurtée la table. Il s’était évanoui.

avatar
Kalirr
8♣
8♣

Messages : 103
Date d'inscription : 15/08/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: [RP] L'ami Molette est un faux mage

Message par Kalirr le Ven 18 Nov - 22:08

Partie III – Rira bien qui rira le dernier


30 octolliard 646, nuit.

Il se réveilla lentement. Une odeur d’humide et de moisie parvint à ses narines. Il tenta de bouger sa main, puis il se rendit compte de la position dans laquelle il était placé. Allongé sur une table en fer rouillée formant un angle d’environ soixante degrés avec le sol, ses pieds et ses mains étaient attachés par des lanières de cuir, de telle sorte que son corps formait une croix.

A sa droite se trouvait une petite table sur laquelle étaient disposée ses affaires personnelles, c’est-à-dire, son carnet, son crayon, son poignard ainsi que son chapeau. A sa gauche, il y avait une autre table où étaient disposé beaucoup d’outils. Il en reconnu certain qui étaient utilisé à la forge, d’autre pour l’élevage d’animaux, d’autre encore était utilisé en chirurgie.

Derrière lui, il entendit une porte s’ouvrir et un trio entra dans la pièce. En tête de cortège, Molette, qui vint s’assoir sur un tabouret en face de Kalirr. Un autre s’assit sur une chaise, alluma une bougie et sortit du matériel d’écriture. Le dernier s’approcha du chevalet de torture et de la table à outils. Après quelques secondes, Molette prit la parole.

- Je te présente Clément Tal notre scribe qui va retranscrire ta déposition. Et voici Rob Lauchon, si tu cherches un mage lui s’en est un vrai. C’est aussi ton tortionnaire pour la journée, et peut-être pour les suivantes. 
- Qu’est-ce que tu me veux, espèce de taré. 
- Mon employeur souhaite des réponses, je suis sûr que tu le connais. Un riche Enutrof avec qui tu as joué aux cartes il y a six mois. Ton frangin lui a piqué une amulette ce qui n’est pas très sympathique. Heureusement, il a été pendu pour ça. Cependant, je voudrais récupérer l’amulette que tu as conservé. 
- Ferme-la, sale fils de Pioutte. 
- Tant pis pour toi.

D’un signe de tête, Molette invita le bourreau à commencer son travail. Après quelques secondes d’hésitation, Rob Lauchon opta pour un grand classique mais qui avait fait ses preuves. Il prit une barre d’acier sur laquelle il posa sa main. Après quelques incantations, la couleur du métal vira au rouge puis au blanc, indiquant une chaleur insoutenable même pour Sacrieur en personne. Le métal incandescent s’approcha lentement du visage de Kalirr et quand il fut suffisamment proche, tout près de sa joue, le mur derrière Molette explosa.

La détonation fit un bruit assourdissant, Molette et le scribe furent projetés au sol tandis que le mage lâcha son outil de travail brûlant pour créer une barrière magique, le protégeant de la déflagration. La fumée se rependait dans la pièce et permettait de distinguer deux ombres, un homme et une femme.

Le magicien ne se laissa pas désorienter, il prépara un sort de boule de feu qui fut vite interrompu par une dague qui vint se loger dans sa gorge. Le scribe sortit une épée et se rua sur les étrangers. La femme évita le coup d’une gracieuse volte-face, empoigna son tromblon et tira dans le dos de son opposant. Cette action accomplie, elle détacha Kalirr de ses liens tandis que l’homme achevait Molette d’un mouvement de poignard circulaire dans les intestins.  

« Pose pas de question et court », lança la mystérieuse inconnue à Kalirr.

Obéissant à leurs instincts, ils coururent à toute vitesse, sortirent dans le quartier des Tailleurs où les attendaient une voiture. Ils s’engouffrèrent à l’intérieur et disparurent aussi vite que possible de la Cité. 
avatar
Kalirr
8♣
8♣

Messages : 103
Date d'inscription : 15/08/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: [RP] L'ami Molette est un faux mage

Message par Kalirr le Sam 26 Nov - 23:40

Partie IV – Toute peine mérite salaire


31 octolliard 646, aube.

Jusqu’à ce qu’ils aient dépassés la frontière des champs de Cania, le silence régnait dans l’embarcation. Après quoi, au moment où l’adrénaline était redescendue, l’inconnu sortit de la diligence pour arriver jusqu’à l’homme qui tenait les rênes. Sans dire un mot, il posa un tromblon sur la tempe du cocher, tira et laissa tomber le corps sur la route pour le remplacer au pilotage. La mystérieuse femme face à Kalirr prit la parole.

Ainsi, il apprit que ses deux sauveurs se nommaient Brownie Parquet et Claude Barreaux. Ils étaient eux-mêmes en train de fuir lorsqu’ils sont tombés sur Kalirr et en ont profité pour le sauver. En vérité, Claude était en train d’enlever Brownie des mains de son père, un riche Enutrof bien connu de Kalirr et qui dirige un réseau illégale de drogue sur Bonta. Pour remercier ses deux héros, Kalirr leur proposa de les cacher pendant quelques temps. Arrivé à Astrub, il les installa dans un local dont la Main n’avait pas l’utilité actuellement.



***


5 Novamaire 646, matin.

Kalirr entra dans le local qui cachait ses deux sauveurs. Ils s’installèrent autour d’une table accompagnés d’un verre de liqueur de cerise.

- Je vous ai trouvé une maison au Nord de Sufokia. Prenez ce document, donnez le à un notaire du coin et la baraque est à vous. Disons que c’est pour m’avoir sauvé la vie, commença par dire l’agent du Trèfle.
- Merci, Kalirr. Elle nous permettra d’entamer une nouvelle vie, poursuivit Claude.
- Cependant je sens que cette maison dissimule une arrière-pensée supplémentaire, n’est-ce pas ? interrogea Brownie.
- En vérité, oui. J’aimerai avoir plus d’information sur ton père, son trafic et surtout pourquoi veut-il cette maudite amulette ? questionna Kalirr
- Mon père s’appelle Phil Hantroppe. Il dirige un gros trafic de drogue sur Bonta, un trafic de crocoïne majoritairement. Pour son amulette, je sais juste qu’il ne la quittait jamais. Quand ton frère lui a dérobé, il est devenu fou de rage. J’en sais pas plus, répondit la femme au regard envoutant.
- Je pense que tu peux t’adresser à son ancien bras droit, il aura sûrement la réponse. C’est un magicien, Garry Goudini. Je ne sais pas où tu peux le trouver sachant qu’il est lui aussi pourchassé par ce dingue d’Hantroppe. Tu devrais t’adresser à son ancien professeur, Airbus Crumbledor. Je te donne l’adresse pour lui écrire, dit Claude en griffonnant quelque chose sur un morceau de papier.
- Merci à vous deux. Partez. Une diligence vous attend. Je vous rendrais visite à l’occasion, les congédia Kalirr.

Les trois complices finirent leurs liqueurs et se quittèrent à la sortie Nord d’Astrub. Les deux amoureux partirent pour le Sud vivre une vie nouvelle pleine de tendresse et de rapine. Kalirr, quant à lui, rentra dans les locaux de la Main, la tête remplie d’informations qu’il lui fallait éclaircir.
avatar
Kalirr
8♣
8♣

Messages : 103
Date d'inscription : 15/08/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum