Les quatre Enseignes de la Main du Valet Noir

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Les quatre Enseignes de la Main du Valet Noir

Message par Le Valet Noir le Sam 17 Sep - 16:51




Lorsque le Valet Noir décida de former sa Main, il convint avec ses trois plus fidèles et anciens compagnons de la répartir en quatre enseignes dont chacune s'occuperait d'un éventail de tâches et de rôles précis.

*
**

♦ Le Carreau ♦
*
♣ Le Trèfle ♣
*
♥ Le Cœur ♥
*
♠ Le Pique ♠


Dernière édition par Le Valet Noir le Sam 17 Sep - 17:18, édité 1 fois
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Message par Le Valet Noir le Sam 17 Sep - 17:15

♦ LE CARREAU ♦



Le Carreau est le doigt armé de la Main du Valet Noir. Son objectif ? Protéger les activités de la Main et de ses alliés en usant de solutions radicales, efficaces et définitives : bastonner, castagner, escarmoucher ou batailler font de bons exemples de ses méthodes favorites. Pour mener à bien ses missions, le partisan du Carreau dispose d’un vaste panel d’outils dont il conviendra pour lui de choisir le plus efficace selon la situation : haches, épées, bâtons, arcs, marteaux, vouges et autres masses d’armes n’ont pour lui aucun secret.

Mais s’il ne devait être qu’une brute, le membre du Carreau doit également se montrer loyal, fidèle, courageux et brave. Le sens de l’honneur, de la noblesse et du sacrifice vont pour lui de pair avec celui du combat et du règlement de comptes musclé.

Assurément, le Carreau est l’enseigne noble de la Main du Valet Noir, lui permettant une emprise forte et concrète sur le Monde des Douze en démêlant toute situation complexe par un rentre-dedans tout à fait ingénu.


Le fondateur du Carreau est Kaézar. Ancien officier de Bonta, Kaézar s'est illustré au cours de la guerre des Gôles. À force d’intrigues complexes, son pouvoir grandit petit à petit dans les sphères bontariennes. Mais il finit par se perdre dans ses propres intérêts ; il troqua l'ennuyante politique pour les armes et décida, sur un coup de tête dont il avait le secret, de régler tout cela par un coup militaire rapide, subit et efficace. Après avoir prononcé sa célèbre phrase « Le sort en est jeté ! », Kaézar rebella ses troupes fidèles contre le conseil Bontarien. Ce fut hélas un échec cuisant, entre l'infériorité numérique de ses forces, et la trahison de son propre fils — ce qui lui valut une seconde phrase très célèbre : « Toi aussi, mon fils ! ».

Kaézar réussit néanmoins à échapper à son funeste sort et connut une meilleure fortune dans les activités de brigandage, loin de Bonta. Ayant toujours eu un sens militaire aigu, Kaézar mena ses quelques hommes loyaux dans différentes affaires de mercenariat. Hélas, un jour, un certain Varus — riche personnage si l'on en croit les racontars — entrepris de racheter l'épée de chacun des hommes de Kaézar, le laissant seul et vociférant sa fameuse troisième phrase : « Varus, rends-moi mes Légions ! ».*

Fort heureusement pour lui, il rencontra le Valet Noir avec qui il put vivre une troisième vie plus glorieuse encore — quoique sans doute plus discrète. Il mourut en 638 de sa belle mort à l’âge de 55 ans, et aura légué à l'enseigne du Carreau les valeurs qu'il prôna toute sa vie, aussi bien dans l'ombre que dans la lumière.


* Les chercheurs ne sont ceci dit pas certains que cette phrase soit réellement de lui.
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Message par Le Valet Noir le Sam 17 Sep - 17:16

♣ LE TRÈFLE ♣



Le Trèfle est ni plus ni moins le fonds de commerce de la Main du Valet Noir, sans lequel celle-ci n’aurait guère lieu d’être. Son objectif est très simple et on ne peut plus concret : faire gonfler les caisses de la Main et assurer des bénéfices outrageusement élevés à ses membres, et, si possible, tout à fait illégaux.

Le disciple du Trèfle est donc un marchand chargé d’organiser les vastes réseaux commerciaux de la Main : vente d’objets divers et variés, marchés souterrains, tavernes, salles de jeux... ses domaines d’activité sont nombreux. Il est passé maître dans l’art de la négociation, musclée ou non. Il est capable de marchander des heures durant afin de trouver le compromis le plus profitable à la Main, aux dépens, bien entendu, du parti adverse. Aussi, le Trèfle doit-il se montrer d’un esprit vif et d’une capacité d’analyse efficace afin de pouvoir cerner d’un bref regard l’éventail des possibilités commerciales, l’ensemble des failles — légales ou non — qui pourraient lui être profitables, ou la totalité des menaces possibles à exercer sur un concurrent pour le faire couler.

Escroquer, truander, arnaquer, manipuler n’ont que bien peu de sens moral pour un membre du Trèfle. Le tout est de rester crédible face à ses clients et ses partenaires. Il joue ainsi un jeu dangereux, où sa malhonnêteté et son honnêteté se confondent en un système complexe de miroirs et d’illusions qu’il manipule à sa guise afin de générer le revenu le plus profitable possible sans mettre en danger l’organisation. Ainsi, afin de mener ses activités à bien, le Trèfle devra s’allier avec les autres enseignes afin de mettre en place la politique la plus efficace que possible.



Le premier roi de trèfle est Alessekandre.

Alessekandre débuta tôt sa vie dans les affaires : celui-ci, en effet, hérita à quinze ans de son père Piliphe d’un commerce de salace artisanale dont la particularité était d’être composée de petits bouts de légumes et de fruits coupés en carré : on appelle cette salace la « Salace Madoicène ». Mais l’ambition d’Alessekandre était trop grande pour n’en rester là. Aussi, après avoir fortement développé ce commerce, s’attaqua-t-il à diversifier ses activités et à faire s’accroître son empire commercial. Son charisme aidant, il sut s’allier des bonnes personnes, dont, notamment, les Diadok, une famille solidement implantée dans la culture de l’olive et la fabrication d’un fromage de Bouftou traditionnellement mangé en salace — ingrédients nécessaires à la fabrication de la Salace Madoicène.

Rusé, ingénu et ne craignant pas les manières fortes, Alessekandre rivalisa d’ingéniosité pour parvenir à ses fins. L’événement le plus marquant est sans nul doute l’affrontement contre Durias, respecté homme d’affaires investi dans le commerce d’une sorte de sandwich appelé « babek », et auquel s’accompagne très bien la Salace Madoicène, qu’Alessekandre réussit à éliminer puis à prendre possession de son empire.

Malheureusement, quelques scandales sanitaires et une ou deux trahisons fit se disloquer l’empire d’Alessekandre. Celui-ci, ruiné, sombra dans la clandestinité où il rencontra le Valet Noir avec qui il put réfléchir à de nouveaux empires commerciaux moins légaux que ceux de la salace, qui furent fondés et dirigés avec le succès que nous connaissons.

Il mourut en 631 d’une intoxication alimentaire, il aura légué à l’enseigne du Trèfle la ruse commerciale, le flair, et le sens du bon goût.
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Message par Le Valet Noir le Sam 17 Sep - 17:16

♥ LE CŒUR ♥



Hommes et femmes au grand cœur ? N’y croyez point. Il est plutôt question là d’en briser, des cœurs. Car l’adepte du Cœur n’a aucun scrupule : il a un objectif simple et précis et il se doit de le remplir, qu’importe les moyens. Même si ceux-ci restent de manière générale subtils et complexes.

Le disciple de Cœur est versé dans les relations humaines. Son rôle est double : diplomate affiché et espion discret, il doit se confronter à autrui, le comprendre, l’analyser, trouver ses forces et faiblesses pour mieux, ensuite, le séduire et le corrompre. L’information, voilà ce qu’il cherche. Et tous les moyens sont bons pour la trouver, le tout étant de garder ses objectifs et ses manigances secrètes. Un joli minois, un air naïf, une voix douce, des mots conciliants, une compréhension affichée, des jambes capables de souples écarts autant qu’une bourse savamment rebondie, un climat subtilement oppressant et un réseau ingénieusement entretenu sont des armes et des qualités évidentes pour qui prétend être du Cœur.

Le Cœur devra user de ses atouts avec une subtilité et une finesse chirurgicales. Un simple mot peut, pour lui, tout faire basculer, il suffit juste de s’en servir avec soin. Le Cœur est la branche la plus complexe de la Main du Valet Noir. Son action est d’une utilité cruciale, même si ses activités sont des plus difficiles à saisir.




Le premier Roi de Cœurs de la Main du Valet Noir est Karolus. Karolus était membre d’un étrange village sectaire des Landes de Cania, étrangement nommé « L’Église Ouest » en concurrence et confrontation directe avec un village situé de l’autre côté de la rivière, « L’Église Est ». Chaque village avait un dogme religieux proche, ne différant que sur une poignée de détails.

Usant d’une grande capacité à séduire, flagorner, intriguer et corrompre, Karolus réussit à rallier de nombreuses personnes à la cause de l’Église Ouest, dont d’autres villages adjacents habités par les Longues-Barbes, les Saquessons et les Avars.

Fort de ces succès, Karolus gagna en prestige dans la région. Afin de mieux diffuser son message religieux, il œuvra pour construire des écoles dans les villages miséreux. L’efficacité de Karolus fut telle qu’il put prétendre à égaler en influence Papo, le grand gourou de son village. Un jour de 25 Descendre fut donc organisée une cérémonie pour asseoir le pouvoir de Karolus. Mais Papo le ceint de sa couronne avant que les sectateurs acclament sa nomination, ce qui rendit Karolus furieux.*

Toujours plus influent, Karolus réussit presque à ré-unifier les deux villages lorsqu’il contracta un accord avec la grande manitou de l’Église Est, Èrine, avec qui il prévoyait leur mariage. Malheureusement, celle-ci, après avoir assassiné son mari et aveuglé son fils, fut assassinée à son tour par son cousin avant que le mariage n’ait eu lieu**.


Plus tard, Karolus marqua sa rupture idéologique avec Papo par quelques désaccords sur quelques points précis du dogme, comme le contenu du fameux « Je crois que... ». Abandonné à ce moment-là par tous ses partisans, Karolus comprit qu’il avait usé d’un mot de trop.

Seul, il finit par rencontrer le Valet Noir et sa bande avec qui il sut se refaire une seconde vie. Il mourut en 624 et aura légué à l’enseigne du Cœur son expérience dans l’art du discours, de la persuasion, et un brin d’alchimie.


* Nul ne comprend exactement quels détails symboliques précis ont entraîné cette curieuse colère.
** Ou par son oncle. Ou son frère ? A dire vrai, les chroniqueurs ont vite abandonné l’idée de comprendre les intrigues politiques qui se trament au sein de L’Église Est.
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Re: Les quatre Enseignes de la Main du Valet Noir

Message par Le Valet Noir le Sam 17 Sep - 17:17


♠ LE PIQUE ♠



Le Pique est ce qu’on pourrait appeler le doigt invisible de la Main du Valet Noir. Agissant dans l’ombre, discrètement, à l’insu de tous, les membres du Pique sont associés aux missions secrètes, nécessitant la plus grande discrétion, la plus grande prudence et, souvent, de se salir les mains. Ils remplissent en effet habituellement deux missions principales : la confiscation de biens qui intéressent la Main et la suppression d’individus gênants à celle-ci.

Pour se faire, le membre du Pique dispose d’un vaste panel d’outils et de techniques qu’il devra apprendre à maîtriser avec soin et pertinence : poisons, dagues, somnifères, arcs et arbalètes, écrans de fumée et autres subterfuges et déguisements... les possibilités sont nombreuses, et tout dépend de la situation que devra analyser avec justesse le disciple du Pique. Par ailleurs, le Pique doit aussi exceller dans l’art de l’infiltration et de l’usurpation d’identité : se faire passer pour un autre, comprendre et savoir la place, les motivations et la vie personnelle des gens qui l’entourent pour mieux les duper font partie des savoirs-faire du Pique.

L’approche et les méthodes du Pique le rapproche parfois du Cœur : le besoin de s’infiltrer secrètement au cœur du danger où le moindre faux pas peut-être fatal font de ces deux enseignes de bons alliés, travaillant régulièrement de concert au cours de missions périlleuses.

Le Pique a définitivement cet intérêt de savoir résoudre des problèmes et démêler des situations en parfaite sécurité pour la Main, lui permettant notamment de ne pas s’impliquer par excès aux yeux de tous dans des situations délicates et conflictuelles.



Le fondateur initial du Pique n’est autre que l’illustre Valet Noir, qui s’illustra particulièrement lors du fameux larcin qui le rendit célèbre et respecté parmi ses pairs. Mais comme sa charge de chef de la Main lui fut très vite trop contraignante et comme il préférait se positionner au-dessus des quatre enseignes à la façon d’un neutre arbitre, il désigna comme premier réel roi de Pique Divad.

Nul — à l’exception possible du Valet Noir — ne sait qui était exactement Divad. Assassin chevronné, il aurait tué d’une pierre habilement jetée à l’aide d’une fronde un géant du nom de Taliog, ce qui le rendit chef d’une petite communauté pérégrine vivant dans les landes de Cania, les Élutrophes. Si, par ailleurs, l’amour pour l’or des Élutrophes est reconnu — ceux-ci étant de parfaits voleurs agissant, si l’on devait en croire rumeurs et fantasmes, en complexes manipulations auprès des personnalités importantes des lieux où ils s’installent — une anecdote commémore la rapacité extrême de Divad : un jour, deux femmes se présentèrent à lui avec un enfant que l’une et l’autre affirma être le sien. Alors Divad résolut que puisqu’elles n’arrivaient pas à se mettre d’accord, et comme il serait peu profitable de couper l’enfant en deux afin de le partager entre les deux femmes, il le confisquerait pour sa propre utilité : quitte à être juste, autant que les deux mères se sentent lésées.

Mais, hélas, les Élutrophes furent vaincus et éparpillés de par le monde, et un certain nombre eux mis en esclavage, par Nabuchodinosor, le chef d’une tribu de Minotorors voisine avec qui les Élutrophes étaient entrés en conflit. Divad, lui, réussit à s’exiler et se mit au service du Valet Noir qui sut à merveille exploiter ses qualités.

Il mourut en 637, et aura légué à l’enseigne du Pique son affinité pour l’or, son audace, et son professionnalisme.
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