Les incroyables histoires de Woede la Sans-Nom.

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Les incroyables histoires de Woede la Sans-Nom.

Message par Woede le Lun 23 Oct 2017 - 16:15

À VOTRE ATTENTION LECTEUR !
Pour aider à la compréhension des chapitres ici présent vous devez comprendre que ces textes sont séparés par des traits blancs ! Chaque chapitre comporte trois parties :
1 : un très lointain passé raconté par un narrateur omniscient lambda, de légère anecdote qui petit à petit vous apporterons des indices sur l'histoire de Woede en vrac.
2 : une histoire raconté par votre conteur préféré, Succo, le Zobal énigmatique, sur l'évolution de Woede
3 : un petit passage au présent pour apporter un peut de contenu dans les activités de Woede au sein de la Main.
BONNE LECTURE

Chapitre 1
Woede, maîtresse du ChiFuMi


Un noir matin, dans la capitale des sombres landes de Sidimote, dans le décrépi quartier des pêcheurs, un bateau coulait joyeusement aux sons des bulles d'air sortant de la soute. Les badauds appréciaient le spectacle, que les navires disparaissent en mer n'avait rien d'étonnant, qu'il coule à quai était clairement plus atypique. Le plus drôle, c'est que personne ne fît le rapprochement entre le rafiot en bois de noyer et le bazar dans la tour de Brakmar le matin même. Tout ce qu'il restait de cette histoire, c'est qu'une jeune ouginak et un vieux zobal fuyaient vers le cimetière et que Pandawanegen due ranger l'ensemble des ouvrages du premier sous-sol.

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" C'est assez ! J'ai mal aux pattes, j'ai soif et je suis toute décoiffé"

La petite princesse n'avait rien de désirant, l'adolescence ne l'avait même pas atteinte qu'elle formulait déjà des manières et des caprices de véritable dame. Je décidai tout de même de ravaler ma fierté de vieux combattant et d'acquiescer à sa demande. Nous nous installâmes à l'ombre d'un immense rocher, le désert de Saharach n'avait rien de pratique, mais il convenait parfaitement pour cacher quelqu'un, ou quelque chose.

" Nous n'avons plus d'eau Woede, il va falloir avancer rapidement pour atteindre votre future tanière.
- Tais-toi vieux Zobal, répliqua t'elle sans détour, déposant ici et là les sacs qu'elle portait sur le dos, cette aventure m'ennuie déjà, retournons sur le continent et faisons la peau à ses chiens d'assassins !
- À votre place, j'accepterais d'être dans de sales draps, je rangerais bien sagement ma queue entre mes jambes et j'établirais un plan, vous avez beau être dynamique, vous êtes trois fois plus petite qu'eux."


L'ouginak grognait, ce n'était pas étonnant, sa détermination au combat venait de sa mère, sa folie meurtrière de son père... Il me fallait donc lui inculquer le peu d'esprit qu'elle pourrait porter dans sa petite tête. Je n'avais pas d'outil à disposition pour lui apprendre les bases de la gestion d'un bon combat, ni même les capacités physiques pour lui montrer les mouvements adéquats lors d'une attaque surprise et encore moins la patience pour discuter avec elle des principes d'élaboration d'une bonne tactique. Il fallait être rapide, simple et efficace :

" Woede, jouons à un jeu veux-tu ?
- Encore un de tes jeux de grand-père, ajouta t'elle avec une pointe de cynisme.
- Oui, mais qui t'apporteras des qualités essentielles tout le reste de ta vie.
- finissons-en !
- Très bien, soupirai-je, nous allons jouer à Mi-Fu-Shi, les règles sont simples, chacun porte une main dans son dos, sélectionne un des signes entre le Mi, le Fu et le Shi et à trois, chacun de nous montres sa main, évidemment chaque signe en bat un autre qui lui-même et battu par un autre.
- c'est un jeu de hasard stupide, ou son les qualités que tu m'as promis ?!
- Tu verras..."


À la première partie, Woede pesta en prétextant que la chance était toujours pour les vieux.
À la deuxième phase, elle s'agita en assumant pleinement qu'elle m'avait laissé le loisir de la vaincre.
À la troisième manche, l'ouginack grogna et provoqua les dieux pour prouver que je ne trichais pas.
À la quatrième et dernière partie, la petite ne répondit rien et fixa les masques pendouillant à ma ceinture.

" Comment ? Finis t'elle par dire.
- Ce n'est pas de la triche, c'est un principe inné au dieu Ecaflip, un réflexe que peu de personne ont ; le Bluff.
- Bleurf?
- Non Bluff, une capacité qui te permettra toujours d'arriver à tes fins et qui fait partie des qualités que toute dame de prestige ce doit de maîtriser, dis-je en souriant derrière mon masque, même si personne ne pouvait me voir.
- Alors apprends-moi le Bluff."


Dans ses yeux, s'agglutinaient plusieurs choses, l'envie de me déchiquetait tout entier, l'irrésistible humeur de marquer son territoire dans tout le désert et le besoin, un besoin insatiable, de tout savoir, de tout connaître et d'être la plus grande de tous. À la tombée de la nuit, Woede n'avait toujours pas réussi à me vaincre, arrivant à la grotte qui nous serviraient bientôt de bases lors des longues années à venir, je décidai de m'affaler contre un coin de mur frais tout en regardant la petite ouginak épuisait, qui refusait simplement de s'endormir et qui regardait ses doigts dans un air de reproche. Le lendemain, alors que le soleil rameutait la chaleur aussi vite qu'un chacha attrapant un goujon fris sur la table de ses propriétaires, je me réveillai avec un museau devant les yeux :

" Allons-y Succo, j'ai besoin de te battre."

Woede ne sautait pas de joie comme les autres de son âge, elle arborait un léger sourire, celui des femmes fatales du monde des douze, celui qui ferait d'elle une grande, plus grande encore que sa mère. Ces gestes habiles, ça manière de regarder certaines formes de la grotte me déconcentrant au passage et cette manie de me parler au moment crucial, la jeune guerrière maîtrisait le bluff et je perdis à ce moment, quatre parties à la suite...

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Je me réveillai de ma sieste sur le canapé du Lépreux Chauve, Camille était toujours affairée à nettoyer des verres déjà propres, un tic d'éthéré sans doute. J’étendais mes longues jambes, remontai la tunique pour accorder mes seins à la même hauteur et partis m'installer au bar à côté d'Almaric.
Ce rêve était particulier, les souvenirs comme ça, c'est de la faiblesse, juste une partie de moi qui me rappelle des choses qui n'as de sens que lorsque je les avais vécues. Mais avec un léger sourire, je comprenai pourquoi mon cerveau m'avait rappelé ce détail :
" Hey Alma', on fait un Shi-Fu-Mi, celui qui perd paie sa tourné."
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