[Quête mineure] Un cadavre dans le placard

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[Quête mineure] Un cadavre dans le placard

Message par Kalirr le Mar 3 Jan - 23:11



La nuit tombait doucement sur la cité d’Astrub en cette pluvieuse journée. Les promeneurs rentraient chez eux ou partaient à la recherche d’une auberge et les chachas sortaient progressivement de leur sieste, prêts à se mettre en chasse d’un potentiel dîner. A l’intérieur du Lépreux Chauve, pourtant au cœur de la Cité, deux hommes discutaient, ignorant complètement les va-et-vient extérieur. Le premier, un petit homme aux ailes blanches était richement habillé et tenait délicatement entre ses doigts un cigare déjà bien entamé. Il crachait dans les airs les volutes d’une épaisse fumée blanche au travers desquelles on pouvait distinguer l’autre personnage. Lui aussi était bien habillé, entièrement en bleu. Bien qu’étant à l’intérieur, il conservait sur sa tête un fin chapeau à plume aux bords relevés.

Le premier individu laissa s’échapper un peu de fumée avant de prendre la parole.

« Dites-moi, Kalirr, puis-je vous poser une question ? Avez-vous un quelconque contact dans une morgue ? »

Le dénommé Kalirr, un brin surpris, avoua après quelques secondes de réflexion son ignorance en la matière. Il questionna son interlocuteur sur l’origine de cette question. Sakopi – car tel était son nom – répondit à Kalirr qu’il avait besoin de cadavres frais pour réaliser ses expériences. Il fit d’ailleurs à l’Osamodas au chapeau bleu une démonstration de sa dernière découverte. Un baume permettant une cicatrisation rapide ou protégeant une partie du corps des coups durant un court instant. Le seul effet secondaire étant la paralysie temporaire de ladite partie du corps ayant reçu la pommade.

Malgré cela, Kalirr trouva la découverte intéressante et ce dit que la Main du Valet Noir – dont les deux complices faisaient partis – pourrait trouver un avantage à développer de nouveau produit innovant. Il décida donc d’aider son collègue dans cette recherche de corps. Ils réfléchirent longtemps avant que Kalirr ne sorte de la taverne en courant et sans dire un mot.

***

Environ une heure plus tard, il revint, son chapeau à plume trempé par la pluie qui n’avait pas cessé son interminable chute. Il confessa à Sakopi qu’il avait dans la Cité un ami herboriste et qu’il revenait de sa maison – qui ressemblait plus à un jardin qu’à un lieu de vie. Cet herboriste fournissait une partie du corps médical astrubien et fut en quelques minutes noyé sous les questions de son ami au pourpoint bleu. C’est ainsi qu’il apprit l’adresse d’un chirurgien qui exerçait seul au Sud d’Astrub et qui pourrait convenir pour récupérer quelques sujets d’expériences. Il confia l’emplacement du lieu à Sakopi qui quitta le Lépreux Chauve quelques minutes après.


Dernière édition par Kalirr le Mer 4 Jan - 0:42, édité 1 fois (Raison : Orthographe)
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Re: [Quête mineure] Un cadavre dans le placard

Message par Sakopi Komzar le Jeu 5 Jan - 0:54

Sakopi quitta le lépreux chauve. La pluie battante l'attendait, prête à ruiner ce qui devait être sa seule tenue encore dans un état impeccable. Mais qu'importe, ce sourire charmant qui avait l'air habituellement fixé sur son visage fût remplacé par un sourire carnassier et presque malsain. Il fit tomber le masque sans plus tarder. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas eu à tenir cette image si sociable de lui. Mais l'appelle de cette matière première si importante pour le "chercheur", avait fini de le briser.

De la chair, du sang, des artères, des veines, des cœurs ... Rien d'autre ne pouvait faire autant vibrer son corps. Cette fascination maladive qu'il avait pour ses recherches, l'avait au fil du temps bien changé. Mais il avait tout de même réussit à conserver les restes de l'éducation qu'il avait reçue, afin d'être capable de parvenir à ses fins en société. Et il avait besoin de remettre son masque, pour l'entrevue qu'il viendra bientôt.

Il arriva enfin à l'adresse inscrite sur le bout de papier, maintenant détrempé par la pluie. Il le rangea à l'intérieur de sa poche. Il frappa à la porte. Une voix l'invita à entrer et il ne se fit pas prier au vue de la météo.

Sakopi découvrit donc l'intérieur de la clinique. L'endroit est assez spacieux, est bien loin des "boucheries" qu'il avait pu voir a Brâkmar. L'endroit est propre, richement meublés. A l'entrée, un large bureau et plus loin, dans le fond de la pièce, ce qu'il supposait être la salle d'opération, caché par des rideaux.

La personne l'ayant invitée à entrer était un Eniripsa de petite taille et relativement maigre. Sous sa blouse blanche, il portait des vêtements de qualités montrant une apparente aisance financière. Ses cheveux en bataille retombant sur les oreilles, mais possédant une calvitie naissante. Âgé d'environ 50 ans*. Il sortit de la salle occulté des regards et vint à la rencontre de l'arrivant.

Il s'agissait du Docteur Knoqs. Bob de son prénom. Sakopi lança la discussion assez banale sur les travaux du Docteur en ces lieux, ainsi que sur l'entraide entre confrère, bien que cela ne l'intéressé guère. Le but de la manoeuvre était de créer une pseudo relation de confiance, entre deux praticiens. Que pouvait-il en avoir à faire de la réparation des traumas crâne ? C'était d'un basique à mourir ! En quoi un génie tel que lui pouvait s'intéresser à des études de bas étages ainsi ? Oui, il est imbu de son savoir. A tort ? Il y a des chances.

Néanmoins, la question fatidiques fût posée avec une certaine retenue de la part du 3 de coeur.

-"Actuellement, je pousse mes recherches sur le corps humains et son fonctionnement complet ... Et malheureusement, étudier un corps humain est compliqué. A moins d'avoir des objets d'études dans un état de conservation récents. Peut être pourriez vous m'aidez avec cela ?"

-"J'ai peur de comprendre ? Que voulez-vous exactement ?"

-"Des cadavres, docteur Knoqs."

Le docteur eu un temps d'arrêt à cette question. Il prit ensuite une longue inspiration. Puis se leva et alla fermer la porte de la clinique à clef.

Sakopi eu un demi sourire en coin, satisfait. Le Docteur n'était clairement pas une menace et sa réaction était assez limpide. La vraie discussion semble pouvoir débuter.

Le Docteur avait pleinement conscience que l'étude des corps était une obligation, pour l'avancée du savoir médicale. Il semblait lui même bien au courant de cela ... Jusqu'a avouer un fait particulièrement intéressant. Ce dernier, avec l'aide de collègues médecins, avait récupéré des corps dans le cimetière d'Astrub, pendant plusieurs mois. Cette entreprise c'est soldée par un enfermement de ces confrères, suite aux efforts conjoints de la milice et de l'Eglise. Mais il en fut rescapé, sans aucune charge.
Sakopi demanda donc au docteur les plans de cette fameuse route de la chair, mais celui-ci l'avertis que ce chemin n'était plus empruntable, depuis ces événements. La milice veillée bien trop au grain. Cependant ...

-"Je vais être honnête. J'ai un gros soucis. Disons que pour la résolution de ce problème, je vous fournis un cadavre toutes les deux semaines pour un petit prix."

Voilà une offre des plus alléchantes ! Un cadavre toutes les deux semaines ... C'était bien plus qu'il ne pouvait espérer ! Ô combien il aurai voulu avoir cela quand il séjournait encore à la Pourpre mais ... Mais. Il était possible de faire bien mieux. Mais attendons encore l'écoute de ce "soucis".
Knoqs lui expliqua donc qu'il recevait des courriers. Ces courriers n'étaient ni plus ni moins qu'un chantage. 20.000 kamas, à chaque demande. En échange du silence de l'expéditeur, sur sa participation aux viols de sépultures dont il était l'un des auteurs. Le Docteur voulait donc mettre fin aux activités du maître chanteur. De la façon la plus définitive possible.

-"Bien entendu. Pour deux cadavres par semaines, je peux bien mettre les compétences de mes connaissances pour régler votre désagrément.

-"Il était convenu un cadavre toutes les deux semaines. Je ne tue pas mes patients à cette vitesse."

-"Hmm ... Cela me semble légèrement juste. Je suppose que la possibilité d'un corps par semaine serai envisageable, pour votre liberté à vie de cette sordide histoire ?"

-"Eh bien ... j'imagine que je n'ai plus tellement le choix."

En effet. Il n'avait pas d'autre choix. Et même dans le cas où la Main n'arriverai pas à ses fins ... Il pouvait de toute façon le faire chanter. Mais pouvoir supprimer ce maître chanteur lui permettrai d'être débarrassé de tout risque de disparition de son fournisseur.

L'accord fût scellé et les lettres furent remises au 3 de coeur. Le Docteur avertirai le jour de la réception du prochain courrier. Sakopi prit donc congé, une fois tout cela fini.

Le temps était venu d'organiser la suite des événements ...
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